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La technique révolutionnaire de l'arrosage goutte-à-goutte

Publié il y a 2 ans #arrosage | #economiedeau | #irrigation | #goutteagoutte

Depuis plusieurs années, déjà, une conscience internationale tend à se créer sur les problématiques liées au réchauffement climatique et au gaspillage de l’eau. Cette conscience s’éveille notamment face aux réalités du monde agricole. La micro-irrigation est une méthode idéale, notamment avec l'arrosage goutte-à-goutte, pourtant utilisé depuis l’Antiquité.

La micro-irrigation : une panacée pour vos cultures

Bien que les acteurs agricoles doivent aujourd’hui se réinventer, une des solutions est sans nul doute la micro-irrigation. Il y a 10 ans déjà la Commission européenne estimée que l’Europe pouvait réduire sa consommation de ressources en eau de 40 % en optimisant les systèmes d’irrigation.


C’est là que la micro-irrigation entre en jeu. Cette dernière est une forme d’irrigation très économique et requiert de nombreux avantages, bien que quelques inconvénients.
Parmi ces solutions, les systèmes de goutte-à-goutte classique et enterré semblent être les plus populaires. En effet, l’eau est utilisée avec une efficacité maximale, directement pour nourrir les racines des plantes.

Le débit étant réduit, la terre peut tout à fait prendre son temps pour s’hydrater. Il est impossible de noyer son champ. Voilà un arrosage maîtrisé, utile pendant les saisons chaudes surtout quand on sait que les oublis ne pardonnent pas.

 

L’eau ne touchant pas les feuilles, ce système écarte tous risques de brûlure de la plante. En effet, une goutte sur une plante se transforme facilement en loupe pour le soleil, et brûle la feuille. Avec le goutte-à-goutte enterré, l’humidification de la surface du sol est quasi nulle. On observe une diminution des maladies provoquées par l’humidité telle que l’alternariose, le mildiou, le botrytis ou le pythium.

 

Enfin, nous constatons un meilleur état sanitaire de la culture notamment avec le développement des mauvaises herbes quasi réduites au néant. C'est grâce à la réduction de l’évaporation, en somme, la surface du sol reste sèche.

arrosage goutte-à-goutte
Champ de maïs utilisant un système d'irrigation goutte-à-goutte


Un des avantages du GAG (goutte-à-goutte) classique quant à lui, est la possibilité d’arroser les plantes en hauteur. Les jardinières, carrés d’aromatiques surélevés ou même les petits potagers par exemple. Avec le GAG enterré, l’irrigation se fait directement au niveau de la rhizosphère. (La partie du sol pénétrée par les racines des plantes et les micro-organismes associés).

L'arrosage goutte-à-goutte pour faire des économies

Dans les départements littoraux de la région Occitanie, on constate un développement très majoritaire du goutte-à-goutte. En maraîchage, viticulture et arboriculture, le GAG est la nouvelle norme. Notamment à cause du haut niveau d’évaporation qu’il peut y avoir. Sous un climat méditerranéen, on observe une économie d’eau de 20 à 30 % par rapport au système d’aspersion classique. Le goutte-à-goutte est le seul système pérenne de micro-irrigation utilisé dans la grande culture.


L'arrosage goutte-à-goutte met en évidence la possibilité de faire des économies d’eau, mais aussi de mains d’œuvres. En installant un programmateur, il est facile d’automatiser ce système. Grâce aux goutteurs, on peut aussi varier les débits d’eau en fonction de la variété des cultures. L’exposition au soleil ou les besoins de telle ou telle plante sont des raisons valables pour varier le débit. La micro-irrigation via goutte-à-goutte n’est cependant pas adaptée à l’arrosage des pelouses ou des grands espaces verts. Elle nécessitera un entretien régulier si l’eau de votre région s’avère très calcaire.

Il existe de nombreux kits d’arrosage goutte-à-goutte pour faire ses premiers pas dans la micro-irrigation. Une solution simple, économique et automatique et qui n'est pas si nouvelle que ça.


De nombreuses études ont été réalisées afin de prouver l’efficience et le rendement d’un tel système. Pourtant, depuis l’Antiquité, l’irrigation par jarre, sous forme de pot d’argile rempli d’eau, existait déjà. Afin que l’eau s’infiltre graduellement dans le sol, ces jarres étaient utilisées très largement. Ce système existe toujours, ce sont des Oyas.

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